Le troll expire son dernier souffle et s’effondre au sol. L’immense cadavre du monstre répand des relents nauséabonds. Ses quelques semaines passées dans une geôle avec Theren et Jehan l’ayant habitué aux odeurs fortes, Violata n’y voit aucun inconvénient et, piquée par la curiosité, inspecte les restes pestilentiels du troll. Bonne pioche, elle trouve 100po dans le slip de la bête.
Pendant ce temps, Lana prodigue quelques soins à Theren, très diminué par le combat, et celui-ci reprend 6PV. C’est toujours ça en attendant de se reposer. Nos compagnons reprennent leur chemin en direction de la demeure de Georgo, mais en sortant des sentiers battus, espérant éviter de nouvelles mésaventures.
C’est peut-être heureux, car le chemin s’avère désormais sans encombre. Le terrain se fait plus pentu, des montagnes apparaissent. Dans une clairière, une demeure se dessine, adossée à une falaise. Une maison de magicien, on se méfie. Lana tente une détection de la magie. Rien à signaler.
Elle ouvre donc la porte. Un couloir en pierre s’ouvre devant elle, des torches allumées habillent les murs. Tout droit, une porte. Violata, polie, frappe. Pas de réponse. La porte est verrouillée mais ne résiste pas aux talents de crocheteur de Theren. Sa discrétion, elle, est moins légendaire : il appelle "Y’a quelqu’un ?" Toujours pas de réponse. En avançant, nous apercevons une nouvelle porte. Nos héros hésite sur la marche à suivre et Jehan passe devant pour les prendre (les devants). Encore une porte fermée. Il frappe à la porte. Rien, mais le bruit est étonnamment sourd. Theren crochète à nouveau la porte, qui s’ouvre sur… un mur !
Lana y détecte de la magie, cette fois. En inspectant de plus près la paroi rocheuse dans l’ouverture de la porte, elle tombe sur un trousseau de clés. Jehan, pris d’un éclair de génie, y voit un sale tour de magicien : il propose de fermer la porte et de tenter de l’ouvir à nouveau, mais avec la clé. Hélas, aucune clé n’ouvre.
Nous ne nous laissons pas abattre : retour à la porte précédente et rebelote. C’est la bonne : une clé du trousseau entre dans la serrure et, cette fois-ci, la porte s’ouvre un nouveau vestibule. Souhaitant faire savoir leur arrivée, tout le monde y va de son “Bonjour”, 'Y’a quelqu’un ?"…
– “Qui va là ?”
Un petit mage, accoutré comme un mage et plutôt amène, s’approche de nous. La communication est initialement peu claire, comme à notre habitude. Lui disant que nous venons de la part d’Elif, pour enquêter sur les activités obscures de Kunoz, il nous amène dans un petit salon et nous propose une tisane. Sympa le mago. En plus, il déteste Kunoz.
Nous lui expliquons plus en détails les raisons de notre venue. Jehan sort de sa sacoche un champignon provenant de l’autel et le montre à Georgo.
De la magie sombre…
Il nous demande de lui décrire la forteresse de Kunoz. Lana produit une carte et Roland Percevaux un croquis superbement fidèle du garde-manger de la forteresse, par lequel nos héros s’y étaient introduits. Ça à l’air de convenir à Georgo, qui s’affaire. Il dessine des choses mystiques au sol, mélange des ingrédients… Jehan, toujours méfiant des magiciens, voit le coup venir : il refuse de se faire téléporter. C’est pas naturel ça. Les autres membres du groupe essaient de le convaincre, d’autant plus que l’alternative à pied (et pas à cheval, car Jehan déteste les chevaux !) prendrait un temps fou. Il refuse toujours. Theren décide de décider pour lui : il attrape Jehan ! Georgo répand une poudre magique et pouf! nous voici dans la paille, dans l’écurie de Kunoz.
Jehan est scandalisé qu’on l’ait forcé à se téléporter mais il s’y fait, de mauvaise grâce car, au moins, nous sommes arrivés en un instant là où nous souhaitions aller.
Lana regarde par la fenêtre de la forteresse. Rien de spécial à l’horizon. Nous entrons par le garde-manger qui est ouvert mais Roland Percevaux est bien déconfit : l’endroit est vide. Pas un jambon, pas une saucisse. Nous pénétrons plus loin dans la forteresse, approchons de l’entrée de la cave où se trouve l’autel et trouvons la porte de celle-ci ouverte.
Qu’à cela ne tienne, nous descendons dans la cave malgré tout, pour y trouver Grukk et 2 de ses sbires. Georgo, lui, s’éclipse.
Theren ouvre le bal, en se cachant comme un pleutre, à 9m des ennemis. C’est qu’il ne lui reste pas tant de PV… À distance, il lance son arc radiant.
Lana, tout aussi prévisible, fonce dans le tas et attaque le sbire n°2, qui se défend mais rate maladroitement ses attaques.
Roland Percevaux s’approche un peu et provoque immédiatement Grukk (ce que personne n’avait vu venir) et le blesse avec un carreau d’arbalète.
Sbire 1 s’attaque à Violata, qui subit des dégâts.
Inattendument, Jehan entre en rage, en frénésie et se précipite sur Grukk, Titine à la main, mais se foire lamentablement.
Grukk se rue vers Roland Percevaux. Quand bien même Jehan lui inflige 9 dégâts par attaque d’opportunité, il s’attaque à Roland Percevaux mais Roland Percevaux, d’une dextérité digne d’un lapin véloce, esquive les coups.
Violata s’attaque à Sbire 1 au corps à corps contre son gré, avec peu de réussite.
Pleutrement, Theren se décale à nouveau et attaque Sbire 1 à distance.
Lana et Sbire 2, ça bastonne.
Roland Percevaux attaque Grukk, à l’arme blanche cette fois.
Sbire 1 attaque Violata, forcément.
Jehan latte Grukk à grands coups de hache et lui fait très mal. Celui-ci réplique sur Roland Percevaux.
Violata attaque Sbire 1 à nouveau mais son attaque de givre échoue.
Theren, dans un élan de bravoure non coutumier, se jette sur Sbire 1 dans l’espoir de protéger Violata. Il blesse Sbire 1 et l’étourdit.
Lana contre Sbire 2, ça cogne dur.
Roland Percevaux, puis Jehan, laminent Grukk. Il l’a pas volé. Épée, hachette et haches, qui découpent Grukk en morceaux. L’affidé de l’infâme Fim s’affale.
Violata lance un trait de feu et blesse Sbire 1, toujours étourdi.
Theren s’attaque également à lui et l’achève. Mais, dans un mouvement ridicule, il perd son épée.
Lana vs Sbire 2, on dirait du Tekken.
Roland Percevaux se déplace pour s’approcher de Sbire 2 et lui décoche des carreaux au passage.
Jehan se rapproche et profite de son allonge démesurée pour suriner Sbire 2. Il l’anéantit d’un seul coup.
Roland Percevaux fouille le corps de Grukk et partage les 150po qu’il y trouve avec Jehan. Lana trouve une épée courte +1 sur le cadavre de Sbire 2 et Violata un parchemin sur les restes de Sbire 1. C’est un sorts de langues.
Nous rappelons Georgo. Nous nous soignons pendant qu’il observe l’autel. Mauvaise nouvelle : Gerogo n’a plus le grimoire nécessaire à l’étude approfondie de l’autel. Il l’a donné à Friddryn, un dragon ! D’après lui, la dernière fois qu’on a vu Friddryn, c’était à Qormi, très loin d’ici. Georgo nous fait savoir que si décidons d’aller chercher l’autel et de trouver Friddryn, il vaut mieux ne pas parler de lui. Ou, mieux, prétendre qu’on l’a tué.
Nous cherchons à en savoir plus : comment aller à Qormi, que faire avec le dragon … ? Pour Qormi, Georgo ne peut pas vraiment nous aider, car il ne connaît pas bien Qormi et ne peut donc pas nous y téléporter, sauf si nous trouvons quelqu’un connaissant suffisamment l’endroit pour lui décrire dans les moindres détails.
Nous essayons de trouver d’autre sources d’information : Culte de Klavis, Abiv Kosk (Georgo dit que c’est un bonimenteur), … rien n’y fait.
Il faudra certainement se résoudre à aller à Qormi par nos propres moyens : il suffit de prendre le bateau, 1 journée sur la Gronde, jusque Couabé, puis rejoindre Qormi à pied par la route. Le plus simple est donc de retourner à Toussic pour embarquer. Sur le port de Toussic. Le fameux. Celui que nous connaissons toutes et tous. Dans Toussic, ville éminemment connue et reconnue pour être traversée par la Gronde. Ah, Toussic, ses docks, ses ponts millénaires… Si vous passez là-bas, impossible de rater les quais de Gronde et leur foule bigarrée.
Bref.
Georgo nous ramène à Toussic en nous téléportant. Jehan se résigne à l’exercice en grommelant. Nous réapparaissons donc à la Guilde des Marchands tandis que Georgo continue son chemin dans les plans interdimensionnels jusque chez lui, non sans en profiter pour nous envoyer un objet : une sphère, dense, de cette taille-là. Violata l’inspecte. D’après elle, cet orbe serait un objet permettant de communiquer à distance.
Nous allons voir Dalfre, forcément. Les saucisses, c’est du sanglier et du poulet. Mais les contacts d’approvisionnement avec le Nord ont été coupés, d’où la pénurie. On mange donc des navets, au plus grand plaisir de Roland Percevaux. Nous profitons de cette pause pour dormir à la Guilde des Marchands et panser nos blessures.
Le lendemain matin, Theren se dirige chez le marchand d’armes pour récupérer son épée +1. Il laisse son ancienne épée dans sa chambre, à la Guilde des Marchands.
Direction le port. À la capitainerie, Lana demande si l’on peut partir à Couabé. Ça tombe bien, un bateau, la Volta, y part bientôt. Nous nous y dirigeons.
Roland Percevaux hèle la capitaine, Sazim. Il est possible de prendre le bateau pour 10po, 5 po si nous l’aidons sur le bateau. Seul.e.s Lana et Theren décident d’aider. Les autres paient en monnaie sonnante et trébuchante leur tranquilité pendant le voyage.
Nous embarquons.
Le trajet se passe bien. Comme il y a des navets, on fait une poulette en 3.
Mais un orage approche. Violata, Jehan et Roland Percevaux supportent mal le roulis et le tangage et tombent malades (-4PV).
À l’aube, la capitaine nous prévient que nous arrivons bientôt à Firmac, où nous nous arrêterons pour quelques heures.
Sur place, nous profitons de l’escale pour descendre et voir Firmac, où nous trouvons une bien belle auberge : “Le bon navet”. Lana se renseigne sur la Main Noire. Le taulier les connaît, il y a quelques semaines ils campaient au Sud d’ici. Il a lui même perdu des amis proches dans des attaques de la Main Noire.
D’après lui, le camp actuel, au Sud, serait constitué au moins d’une vingtaines de mécréants. Ils sont trop nombreux pour nous… Malgré son désir de vengeance, Lana elle-même sait que c’est peine perdue pour l’instant et nous décidons de continuer notre chemin.
Retour sur le bateau. Chemin sans encombre, nous arrivons à Couabé.
Nous allons directement au siège de la milice locale, nous enquérir concernant le dragon. Aucune attaque n’a été observée depuis 5 ans, suite à l’installation de scorpions dans les défenses de la ville. Il semblerait que le dragon soit bien du côté de Qormi après tout. Nous décidons d’y aller. Ordre de marche : Jehan/Theren - Lana - Violata - … - Roland Percevaux, 6 m derrière.
Une heure sans encombre, puis nous entendons des cris. Violata et Lana localisent leur provenance et nous nous en approchons. En face de nous arrivent des chevaux affolés. Plus loin, une personne dans une chariotte qui se défend contre 5 bêtes, à mi-chemin entre gobelin et ours…