Alors que nous étions en route pour Qormi, depuis Couabé, nous entendons des cris... Lana et Violata identifient leur provenance et nous nous y dirigeons.
Des chevaux apeurés nous croisent, fuyant ce que nous cherchons à approcher : 5 bêtes encerclent une personne et sa chariotte retournée. Ce sont des gobelins-ours, des bêtes puantes et malfaisantes. Ils nous ont entendu arriver. Qu'à celà ne tienne, on avait déjà l'intention d'en découdre.
Monstre 1 soulève sa Morgenstern et se précipite sur la première personne à sa portée. C'est Lana. Il abat la terrible étoile du matin sur la demi-orc, qui encaisse le coup. Monstre 2 se retourne aussi et attaque Jehan. Même modus operandi, le halfelin n'a pas le temps d'esquiver le coup de Morgenstern. Roland Percevaux se dirige vers les attaquants : il frappe Monstre 1 de ses armes et le blesse. Il profite de sa charge pour désarmer Monstre 1 et repousser au loin la cruelle masse d'un coup de pied bien placé. En réponse, Monstre 3 s'attaque à lui mais son tempo est mauvais et il échoue à frapper Roland Percevaux. Lana, au cœur de la mêlée, blesse une première fois Monstre 3 d'un violent coup d'épée. Sa deuxième lame, elle, se plante à travers la gorge de Monstre 3, qui glougloute de sang chaud. Cela ne suffit pas à Lana, elle se détourne du cadavre et, dans un seul geste, assène à Monstre 2 un immense coup de taille, qui l'éclabousse de sang. Son visage s'éclaire d'un sourire : deux canines, blanches, sur un masque rouge. L'odeur métallique du sang provoque la frénésie chez Jehan, qui se joint lui aussi au pugilat. La lame de Titine fend l'air et blesse durement Monstre 2 une première fois, puis reprend son ballet mortel. Jehan, d'un coup judicieux à la cheville, déséquilibre Monstre 2 qui ne peut éviter le froid fer acéré, qui s'enfonce dans son thorax et transperce son cœur. Monstre 2 s'écroule, mort. Son sang asperge à grandes giclées Jehan et surtout Lana, qui rit à gorge déployée. Jehan, désormais en frénésie ne s'arrête pas là : il passe entre les jambes de Lana pour s'approcher de Monstre 4, mais son attaque surprise échoue. Au contraire, il fait trop de bruit en se déplaçant et Monstre 4 l'entend, se retourne et l'attaque violemment. Le Morgenstern enfonce ses pointes épineuses dans la chair du halfelin, qui, dans sa frénésie, se moque de son ennemi et l'invective : "C'est tout ce que t'as ?".
Cette façon de rire face à l'adversité galvanise Theren, qui traverse le champ de bataille, saute par-dessus les cadavres, checke Jehan au passage, pour se placer près de Monstre 5, et tout ça, sourire Colgate aux lèvres et en gardant son brushing intact. Il sort son épée courte +1 nouvellement acquise et l'étrenne de la meilleure des facons : l'attaque est critique et la lame entaille douloureusement les côtes de la bête. Monstre 5 se gausse : "Petite créature misérable !". Mais Theren ne se laisse d'abord pas décontenancer, et, jouant sur sa rapidité, empale le pied de Monstre 5 d'un coup d'estoc subtilement placé. Mais la résistance de la bête face à ses attaques finissent par avoir raison de son moral d'acier : il échoue à se concentrer sur son Qi pour frapper l'ennemi à nouveau. Monstre 5 tente de saisir cet instant de doute pour frapper Theren, mais malgré ses propos goguenards, il souffre, et son Morgenstern est trop lourd pour ses petits bras fatigués.
Violata observe la scène, concentrée. Ennemis et camarades se battent dans un mouchoir de poche. Mais,... en se mettant par là... Elle réalise quelques pas de côté et se Monstre 1 est juste face à elle, sans personne entre elle et lui. Les rayons ardents fusent, mais seul le second fait mouche. Roland Percevaux décide de profiter de l'attaque de Violata pour aller latter le cul de Monstre 1 avant que celui-ci ne récupère son Morgenstern. Secoué, celui-ci décide d'abandonner son arme contondante et projette sa javeline sur Roland Percevaux. Le projectile passe largement au-dessus de sa cible.
Lana rejoint Jehan contre Monstre 4. À leurs regards joueurs, on voit que ces deux-là sont entrés dans une compétition morbide à qui fera le plus de dégâts. À qui finira le plus couvert d'entrailles putrides aussi, certainement. Lana frappe Monstre 4 mais la blessure est superficielle. Les deux premiers balancements de Titine ratent complètement Monstre 4, mais, au troisième, le gobelin-ours jappe de douleur. Jehan en profite pour jeter un clin d'œil à Lana, dépitée. Monstre 4 n'apprécie pas qu'on le traite de la sorte, ou peut-être est-ce l'énergie du désespoir qui l'anime, en tout cas sa rage et ses efforts redoublent et il réussit à frapper par deux fois Jehan de sa grande masse pointue. Sans l'épiderme cuirassé du halfelin, c'en était cuit, ses blessures sont rudes et profondes.
Un peu plus loin, c'est au tour de Theren de passer à l'action. Il se concentre sur les rotules de Monstre 5, technique de moine. C'est efficace, Monstre 5 dit qu'il a plus de genou. Une chose est sûre : il se passe beaucoup de choses dans la tête du moine lors de ses attaques. Il semble avoir une prédilection à vouloir viser certaines parties du corps de ses ennemis à l'aide de gestes compliqués. L'important, c'est que ça fonctionne : cette fois-ci, c'est l'épaule. Mais les pensées intrusives semblent reprendre le dessus : il tente d'asséner un uppercut au monstre tout en rengainant son épée dans son fourreau, s'emmêle les pinceaux aussi bien dans sa tête que dans son corps et rate complètement la manœuvre.
Violata, elle, est bien plus concentrée, plus focalisée sur son objectif : la violence. Mais à distance. Ça tâche moins. Bien placée, elle prend son temps pour viser et de ses mains partent des fléchettes magiques qui frappent Monstre 3 entre les deux yeux. Il s'écroule face contre terre, mort, sans un râle. C'est pas flashy mais c'est propre. Efficace. Son forfait accompli, elle recule encore un peu pour prendre de l'angle et se donner une place encore plus stratégique dans le champ de bataille. Elle est au sommet de son art, l'énergie magique semble s'accumuler autour d'elle. Inarrêtable, elle frappe par 2 fois Monstre 5 de ses fléchettes.
Roland Percevaux, lui, use d'une violence un peu plus quotidienne, plus rurale. Il tente de terroriser Monstre 4 de son attaque menaçante, mais le monstre a bien trop à faire -- avec tout ses camarades qui tombent autour de lui -- et n'a pas le temps d'être apeuré. Hachette et épée +1 s'abattent à nouveau sur lui et il souffre, son souffle est lourd.
Lana décide qu'il est temps d'en finir : elle tente de couper le bras de Monstre 4 mais la bête est résistante et son geste pas assez puissant. Qu'importe, elle fera preuve de finesse dans ce cas : elle plante sa deuxième épée dans l'oreille du monstre. L'ossature de la boîte cranienne croustille au passage de la lame. Des gerbes de sang et de liquide cérébro-spinal viennent couvrir la côte de mailles de Roland Percevaux. Jehan contourne le cadavre décérébré de Monstre 4 pour attaquer Monstre 5. Comme d'habitude, les premiers coups de hache passent à côté, mais le dernier est presque destructeur.
Décidément, les gobelins-ours en veulent au halfelin : cette fois-ci, Monstre 5 lui écrase le Morgenstern sur le crâne. Il encaisse, encore et toujours. Quelle solidité ! Bien d'autres que lui auraient déjà été réduits à l'état de terrine. Monstre 5, lui n'a pas cette résistance : quand Theren l'attaque à son tour, c'est trop dur. Il perd les quelques bribes de points de vie qu'il lui reste d'un vulgaire coup de pommeau dans la tête.
C'est l'heure du loot, mais Jehan refuse que Violata, à son habitude, ne récupère tout ! Il la plaque avant qu'elle ne se mette à chercher. On procèdera donc à une recherche sur cadavre bien organisée, sous les yeux ébahis des occupants de la chariotte.
Jehan récupère également une canine de Gobelours (puisque c'est apparemment leur nom) en trophée. Sa collection commence à s'étoffer (et à dauber un peu).
Jehan s'approche de la chariotte, et de l'homme qui s'était réfugié près de celle-ci et dont les cris nous avaient alertés. Hagrid, dit-il s'appeler. Il nous remercie d'être venu à son secours, disparaît derrière la chariotte, et revient accompagné d'autres personnes qui s'étaient cachées à l'intérieur[1].
Il nous fait les présentations : Lui et ses camarades sont une troupe de musiciens en tournée. Ils reviennent de Qormi et se sont fait attaquer par les Gobelours alors qu'ils allaient vers le Sud. Qormi ? Nous les pressons de nos questions mais, non, il n'y ont pas vu de dragon.
Jehan, la méfiance incarnée, doute qu'ils soient véritablement des musiciens et craint un piège. Pour les mettre à l'essai, il leur demande de jouer un morceau. Les membres de la troupe récupèrent leur matériel et s'exécutent. Le morceau est exquis. Theren leur donne quelques p.a. en remerciement, et leur demande le nom de leur groupe.
-- "C'est une très bonne question"
Théren est étonné, attend une réponse qui ne vient pas. Le voyant patienter, Hagrid sourit et ajoute "C'est une très bonne question", c'est le nom de leur troupe [2].
À leur demande, nous les aidons à remettre la chariotte sur ses roues. Il se mettent en route et nous les saluons chaudement et nous apprêtons à repartir dans la direction opposée.
Ordre de marche : T -- L -- V -- -- -- -- -- -- RP/J
Dès notre départ, Lana observe la forêt autour d'elle attentivement et voit, légèrement hors du chemin, des champignons qui lui apparaissent familiers. Elle en alerte les autres. Jehan en cueille un, tente de déterminer s'il d'agit des mêmes champignons que ceux trouvés dans l'autel de Fim Kunoz, mais il n'a plus l'échantillon qu'il avait récupéré et ses connaissances mycologiques sont limitées. Lana s'approche, confère avec Boulotte, et détecte qu'il s'agit de champignons magiques. Elle en prend un, qu'elle met dans sa sacoche.
Depuis que les musiciens sont partis, la forêt est calme, trop calme... Nous prenons l'instant d'une pause pour observer nos alentours. Le consensus est formel : au loin, la forêt change. Les arbres deviennent chétifs, sombres, et aucun oiseau n'y niche. De plus, Boulotte n'apprécie pas du tout l'endroit.
Devons-nous allons enquêter ? Cela nous ferait faire un détour de la route de Qormi, qui est encore à plus d'une journée de marche. Et nous sortons juste d'une bataille qui a laissé des séquelles à Jehan. Theren souhaite y aller et décide de montrer son entrain et son énergie en faisant des saltos aux alentours. Le retour des pensées intrusives, certainement. L'énergie de Theren est contagieuse et nous décidons d'aller jeter un coup d'œil : de la magie, surtour noire, c'est ce qu'on cherche ! Alors que nous avançons, la forêt devient de plus étrange. Theren, en tête de la marche, voit un arbre se mouvoir au loin. Il en informe Lana, qui reconnaît un Sylvanien. Cela nous rassure car, d'après Lana, ce sont des créatures amicales. Elle décide d'aller s'enquérir de plus près et se dirige à grandes enjambées vers le Sylvanien, les bras en l'air, en signe de paix. Le Sylvanien se retourne :
-- "BWaaaaaaaah"
Son corps est couvert d'excroissances et de difformités, comme autant de traces d'une malédiction. Il s'approche de nous. Ça n'a pas du tout l'air amical.
Le Sylvanien est trop près et, malgré nos injonctions, il continue de s'approcher. Il n'a pas l'air de vouloir communiquer. Il n'a même pas l'air d'être conscient. Il faut faire quelque chose. Roland Percevaux prend les devants tactiques. Dans le sol, à côté de lui, il plante une torche, qu'il allume rapidement. Il déploie et tend son arbalète, enflamme un carreau à la flamme de la torche et, sûrement, vise le Sylvanien.
-- TWaaaAAaang
Le ressort de l'arbalète se relâche et le carreau siffle et s'enfiche dans la carcasse boisée du Sylvanien. Ça a l'air efficace. Violata, voyant l'attaque fonctionner, prépare ses traits de feu et les envoie également sur le Sylvanien, qui grogne de douleur à chaque coup reçu.
Theren s'approche de Roland Percevaux, ou plutôt de sa torche, encoche une flèche dans son arc long et l'embrase.
-- Fwwit
Quelle précision ! La pointe de la flèche disparaît entre les yeux du Sylvanien. Peut-être un peu trop sûr de lui après cette véritable démonstration de savoir-faire, il en décoche une seconde à la hâte et rate complètement sa cible.
Jehan entre en rage une nouvelle fois. Qu'importe ses blessures, il ira au combat. En même temps, une hache, contre un arbre... Le premier coup est incroyable, les seconds à peine moins violents. Les copeaux volent alentour, l'écorce éclate sous la pression de la lame aiguisée.
À Lana. Elle s'écarte également vers Theren et Roland Percevaux, laissant Jehan seul au corps-à-corps. Avec son arc, elle plante une nouvelle munition enflammée dans le corps du Sylvanien.
Il souffre. Son corps est meurtri et les flammes commencent à se propager, mais c'est à son tour de répondre. Seul face à Jehan, sa cible est vite choisie. Il le frappe de ses branches puis, aisément, ramasse un rocher et l'écrase tout simplement sur la tête de Jehan. Heureusement, le halfelin réussit à repousser partiellement l'impact. Mais il recule en titubant.
Roland Percevaux est stupéfait du spectacle. Il ne peut pas laisser Jehan seul au corps-à-corps. Il reprend son épée courte et en quelques enjambées rejoint le Sylvanien. La lame pénètre l'écorce de l'arbre humanoïde et sous les effets conjugués des coups, des flammes et de l'audace du guerrier devant lui, est en proie à la panique. La simple vue de Roland Percevaux le terrorise.
Violata connaît le danger dans lequel se trouvent les deux guerriers au corps-à-corps : il faut mettre fin rapidement à ce combat ou Jehan et Roland Percevaux risquent gros. Elle se concentre et se prépare à lancer son premier sort de niveau 3 : attaque de foudre. C'est un sort extrêmement violent, qui pose des risques pour ses compagnons, mais elle sait qu'elle maîtrise suffisamment la magie pour guider l'impact de la foudre et protéger ses camarades. La puissance de l'attaque est inouïe. Un éclair aveuglant s'abat sur le Sylvanien et le pulvérise.
Il n'y aura rien à récupérer cette fois-ci sur le cadavre. Parce qu'il n'y a pas de cadavre, juste un tas de sciure et de cendres et, au milieu, deux guerriers hagards.
-- "Que s'est-il passé avec ce Sylvanien, je croyais qu'ils étaient amicaux ?", s'inquiète Jehan.
Violata et Lana sont sûres d'elles : ce sont les champignons et leurs spores. La magie qui réside en ces lieux a contaminé la créature habituellement placide et intelligente. Jehan, Violata et Lana s'intéressent aux restes du Sylvanien, sans en apprendre vraiment plus. Au loin, la noirceur de la forêt a l'air de gagner du terrain, les frondaisons sont de plus en plus sombres. Jehan finit tout de même par trouver un reste assez grand pour faire un trophée : un morceau, cassé, du nez du Sylvanien.
-- "Ah, il est là".
Une voix, au loin, qui s'approche. Un tout petit personnage.
-- "Il est où ?"
C'est une naine. Elle s'approche de nous et nous explique s'appeller Yarmul et étudier cette forêt. Elle nous a trouvé alors qu'elle suivait le Sylvanien qu'elle savait empoisonné. Comme nous nous y attendions, un mal se propage dans la forêt, à travers les champignons, et ce depuis quelques mois. Toujours le même schéma : d'abord des sources empoisonnées, puis des spores qui s'étendent.
Histoire d'affûter un peu sa prononciation et quoiqu'un peu rouillé par l'absence de pratique, Roland Percevaux discute en nain avec Yarmul. Elle est vraiment très aimable et se plaît à répondre à nos questions et à nous aider. Elle n'a pas trouvé d'infos sur la source de la malédiction, mais elle a vu se monter un camp d'une vingtaine de hobgoblins au Nord-Est d'ici, juste avant l'apparition de la malédiction. La magie noire, ce n'est pas vraiment leur genre mais ils pourraient cacher un magicien ou une magicienne ayant de noirs desseins.
Devant tant d'échanges, nous nous sentons rassuré : on peut lui faire confiance. Roland Percevaux lui explique d'où nous venons, et ce que nous faisons ici. Elle connaît Kunoz et le culte de Glavis, ainsi que Georgo, de réputation. Devant notre volonté de trouver Friddryn, elle nous met en garde contre les dragons, surtout les bleus, qui sont extrêmement vaniteux. Yarmul est formelle et s'oppose à nos conjectures sauvages : ce n'est pas de l'énergie draconique qui provoque ces transformations, mais quelque chose de plus sombre.
En tout cas, nos objectifs sont commun : les champignons sont la preuve que la magie noire en œuvre est la même, chez Kunoz comme ici. Nous lui expliquons donc que, d'après Georgo, l'étude plus approfondie de cette magie nécessite de retrouver le grimoire entre les mains de Friddryn. Elle aimerait nous aider, mais pour cela, il faudrait qu'elle connaisse le nom du grimoire.
Nous voilà bien embêtés : nous ne le connaissons pas, et aucun moyen de contacter Georgo. Heureusement, Roland Percevaux a une fulgurance : la boule que nous a donné Georgo, c'est un objet magique ! Et les objets magiques, Yarmul a l'air de bien les connaître ! Il sort alors la boule magique de sa sacoche et la tend à Yarmul, lui demandant si cela pourrait être d'une quelconque aide. Et d'abord, c'est quoi ce truc ? Yarmul sourit : c'est une sphère de communication. Elle explique à Roland percevaux comment l'utiliser : sphère dans la main, on pense très fort à la personne qu'on souhaite contacter, ce que Roland Percevaux fait.
On entend alors la voix de Georgo à travers la sphère : "Ah, vous voilà". Yarmul et lui s'entendent à merveille. Le grimoire en question se nomme "Tome des noires arcanes", recueille le savoir de nombreux mages à propos des dragons[3]. Georgo explique un peu plus sa relation avec Friddryn : il s'était lié avec lui pour tenter de profiter de sa puissance, puis aurait prêté le tome à Friddryn, qui serait parti avec sans donner de nouvelles. Jehan tente de psychoanalyser Georgo, quel est son rapport aux dragons, etc... et nous savons ce que cherchions à savoir.
On raccroche.
Nos héros doivent maintenant déterminer leur stratégie : Qormi et Firddryn ou la forêt et les hobgoblins ? Alors que la bande discute des prochaines opérations, Jehan grommelle : à force de faire le punching-ball pour les ennemis, il est salement amoché et aurait bien besoin de se reposer. Yarmul nous propose le gîte dans sa caravane. Nous acceptons et nous mettons en marche.
Nous arrivons chez Yarmul. Une bicoque, un cheval. Pendant que Yarmul trace des barrières magiques au sol pour assurer nos arrières, Jehan accède au gîte en s'assurant de bien contourner le cheval.
Yarmul nous propose de quoi manger et boire. Jehan refuse : il fonce direction du lit et s'endort. Les autres discutent dragon à nouveau. Friddryn n'a que 52 ans, c'est un tout jeune dragon. Yarmul, tout en nous rappelant une nouvelle fois de nous méfier des dragons, nous donne plus d'informations. Les dragons sont généralement entourés par des sbires, qui le protègent en échange de sa présence, comme l'avait fait Georgo, et qui peuvent être dangereux eux-mêmes. Mais, très souvent, les dragons se font également beaucoup d'ennemis, et ces ennemis peuvent être puissants et pourraient aisément s'allier à nous si nous leur proposons de s'opposer à Friddryn.
Les discussions vont bon train, mais nous commençons à fatiguer de nos voyages et de nos batailles. Nous allons nous coucher. Une croquette de navet pour Boulotte, et Yarmul offre une saucisse à Theren, qui la partage à son tour avec Violata, Roland Percevaux et Yarmul et en laisse un morceau sur les lits de Lana et Jehan, déjà endormis.
La nuit se passe, les sommeils sont agités par les évènements récents, mais nous avons récupéré. Surtout Jehan. La vigueur du halfelin est vraiment légendaire, les contusions des jours précédents sont déjà en train de disparaître.
Au réveil, un choix doit être fait. Nous décidons de partir à Qormi, d'enquêter sur Friddryn et de chercher des alliés. Nous reviendrons dans la forêt voir Yarmul et enquêter sur la magie noire et les hobgoblins plus tard. Elle nous facilite la tâche en enchantant notre boule de discussion à distance : désormais nous pouvons la contacter, elle aussi.
Après une demi-journée de marche, nous arrivons à Qormi. C'est une petit cité normale, traversée par un cours d'eau. Un peu comme Toussic. Important, ça, les cours d'eau. Lana s'approche du cours d'eau mais est arrêtée par un passant. Il la met en garde "Attention, faut pas y toucher", puis s'en va sans demander son reste.
Dans Qormi, nous trouvons une auberge : "La bonne ambrée".
Jehan décide d'aller faire un tour de la ville. Il trouve une statue de dragon, dans une pose fière, des pièces d'or gravées jonchent le sol autour de lui. Il se renseigne auprès d'un badaud. C'est une statue de Friddryn, qui est désormais à l'Est, vers les montagnes. Autrefois, le dragon bleu venait souvent en ville, mais ce n'est plus le cas. Cette statue, et d'autres de ce genre, n'est pas la preuve que les habitants de Qormi vénèrent le dragon, mais sert à le flatter et ainsi à protéger la ville d'éventuelles attaques. Bien sûr, les dragons ont des adorateurs, mais la plupart des gens n'ont qu'une envie : être tranquille, et si ériger une statue permet de leur ficher la paix, ils veulent bien débourser l'argent de la cagnotte.
Pendant ce temps, le reste du groupe s'approche de l'auberge et décide d'y établir ses quartiers. 2 p.o. pour toute la semaine pour toutes et tous en dortoir. C'est une aubaine. Le groupe s'enquiert de qui pourrait nous rencarder sur le dragon et la taulière nous renvoie vers Hamé, qu'on devrait pouvoir trouver à la bibliothèque. Elle est un peu pessimiste vis-à-vis de l'état de Qormi : la malédiction se propageant dans l'eau empêche d'irriguer les cultures et le commerce s'avère très difficile, particulièrement avec les hobgoblins et les goblours qu'on peut trouver sur les chemins aux alentours. Jehan rejoint le groupe au cours de la conversation.
La suite des évènements est évidente : nous devons trouver ce Hamé pour qu'il nous renseigne sur Friddryn. A l'accueil de la bibliothèque, on nous envoie en direction de la section "Dragons" à la seule mention du nom de Hamé. Là-bas, une personne seule est attablée, entourée par les grimoires et les livres de notes. Lana s'approche de lui et le sort de sa concentration. Dès les premiers instants et la mention de Friddryn, il maudit le nom du dragon. Et avec de bonnes raisons : il a fait partie des adorateurs, ceux qui suivaient Friddryn pour le protéger, et celui-ci lui a volé tout son argent.
Comme nous lui expliquons que nous souhaitons à notre tour voler quelque chose au dragon, il nous donne des informations : le dragon est parti de Qormi il y a 15 ans et aurait été vu au-dessus de la ville il y a 2 ans environ. Il connaît précisément la position de son antre actuelle et nous prévient que le dragon est désormais entouré de Gnolls (ce qui n'a pas l'air de beaucoup inquiéter Roland Percevaux).
D'après lui, le dragon ne s'intéresse qu'à deux choses : le contrôle et l'argent et, pour gagner sa confiance, le meilleur moyen est de lui donner quelque chose qu'il souhaite. La statue, ça pourrait marcher, mais faut se la tirer sur 40 lieues à travers la montagne, ce qui n'est pas mince affaire...
Nous sortons. Hamé nous rejoint précipitamment : "Attendez, j'ai pas fini !"
FIN
J'ai pas sorti le Bescherelle pour les accords de ces phrases, mais j'ai hésité. ↩︎
Roland Percevaux se serait enquéri de ce nom étonnant auprès d'autres membres du groupe. Le nom aurait été choisi suite à la fusion de deux troupes "DM says :"F*** you"" et "CR tardif" ↩︎
Désolé, j'ai pas retrouvé le mojo de la blague de la "Mage" du livre ↩︎