Nos héro·ïnes·s ont une nouvelle fois réussi leur quête ! Cette fois, c'est de mettre fin à la source de la malédiction qui viciait l'eau de la rivière et qui avait avili l'"esprit" de Rémy. Pourquoi cette malédiction ? Qui était derrière ? En saura-t-on un jour plus sur la main noire ? Toutes ces questions resteront temporairement sans réponse car, tel un message divin, une mission bien plus digne de nos aventurier·ère·s s'offrent spontanément à eux, par le biais d'un message inattendu : Dalfre a enquêté sur la disparition des saucisses et Dalfre, lui-même, a disparu. Ni une, ni deux, la troupe embarque en direction de Toussic pour se mettre sur la piste de Dalfre et des saucisses !
La cogue a fond plat glissait en silence sur la rivière paisible, ses voiles à peine gonflées par une brise délicate. La nuit enveloppait l'équipage du bateau de commerce d'un calme olympien. Une tranquillité propice au repos, en somme. Nos héro·ïne·s en profitaient pour reposer leurs corps et leurs esprits las, d'aucuns se délectant de l'air frais et vivifiant, d'autres en profitant pour dormir du sommeil des justes. Sauf Violatta, qui, souffrant soit d'une mauvais repas, soit d'un mal de mer d'une sensibilité inattendue, vomissait ses tripes en fond de cale.
TWAAAAANG
Hélas, non, pas de repos pour les braves. Une flèche vient se planter sur le bois du mât de proue. Ozan, toujours l'esprit le plus réactif de la troupe, se lève d'un bond pour regarder autour d'elle. Rien à voir. Les berges sont à peine perceptibles... Jehan, assoupi, se réveille doucement, et comprenant rapidement la situation, enfile ses lunettes de nyctalope. Aveugle dans l'obscurité, Roland Percevaux s'accroupit sous les bastingues pour se mettre à l'abri d'un éventuel nouveau dard pernicieux. Lana, vive comme l'éclair, bande son arc et s'apprête à tirer sur tout ce qui bouge. Theren sursaute, mais, abandonnant partiellement ses pleutres habitudes, se décale à l'abri d'un mât et balaye du regard les environs, espérant déceler une quelconque activité. Violatta vomit ses tripes en fond de cale.
Concentré·e·s, empli·e·s d'adrénaline, les yeux affutés dans l'obscurité, Ozan, Theren et Lana aperçoivent finalement des cavaliers sur la berge. Une dizaine, semble-t-il. Armés. Arc bandés en direction du navire.
"Oh non,..." souffle Sazim, la capitaine.
"Qui sont-ils ?" demande, en réponse, Theren.
"Des bandits. Ils profitent du chaos ambiant pour demander une taxe de passage au navires qui passent sur leur territoire"
Sazim souhaite s'en tenir à la routine : s'arrêter, jeter l'ancre et payer la vile dîme. Theren propose de l'accompagner. Elle refuse.
Malgré les réticences de Jehan, plus circonspect, la décision est prise : les matelots s'organisent, ferlent les voiles, et manoeuvrent habilement le navire jusque la berge. Sazim débarque et va à l'encontre des bandits.
Tout pourrait bien se passer, vous vous en doutez. Il pourrait d'une bête transaction pécuniaire comme il en existe tant. Bien qu'illégale, elle ferait partie du quotidien d'une capitaine de navire comme Sazim, qui en a vu d'autres. Hé, vous croyez quoi ? Ce genre de taxe inopinée fait partie de l'expérience d'une capitaine, et, de toutes façons, le prix du transport de matériel prend en compte ce genre de charges, et à la fin, c'est le consommateur qui paie !
Mais ça, c'est sans compter sur Jehan, plus méfiant que jamais. Il enfile son anneau de marche sur l'eau, se glisse prestement hors du bateau par tribord, bien caché des brigands et rejoint la berge d'une foulée moite avant d'aller se cacher derrière un fourré d'arbustes natifs du coin, à distance respectable des bandits. Tout cela, en toute discrétion, et surtout sans en piper mot à qui que ce soit.
Maugréant, peu content que le bateau qui le transporte ne se fasse soudoyer, mais respectant la décision de la capitaine, hiérarchie oblige, Roland Percevaux se poste au garde-corps, au vu et au su des bandits, espérant que montrer quelques muscles pourrait faire baisser la note.
Theren et Lana sont d'un autre esprit : hé, on pète la gueule à des dragons, on va pas se laisser faire par une dizaine de types à chevals. On les pourfend, à l'ancienne, et on garde la thune ! Mais Ozan est plus sournoise : elle fomente un plan et leur suggère ! Il suffirait d'un bête sort d'illusion mineure pour proposer aux bandits un faux sac d'or. Ces nigauds l'accepteraient comme péage et, le temps qu'ils se rendent compte de la supercherie, Sazim et son équipage seraient déjà loin. Lana et Theren sont intéressé·e·s. La baston, c'est sympa, mais il y a un côté plaisant à mystifier des profiteurs. Mais, attention, le sort de illusion mineure ne fonctionne pas sur les intellects supérieurs. Nos bandits seraient-ils assez intelligents pour se faire duper ? Après quelques secondes d'observation, la réponse est claire : nos ennemis du jour sont des militaires, plus troufions que généraux ! Pas grand-chose à craindre de ce côté-là.
Pendant ce temps, Violatta vomit ses tripes en fond de cale.
Jehan, sur la terre ferme, essaie de compter les cavaliers. Difficile d'où il est. Il scrute les ennemis. Ils n'ont pas l'air très vaillants malgré leur nombre. Il s'approche.
Sur le bateau, Sazim revient : le tarif est de 200Po pour le bateau et 100Po par passager. Et, par-dessus ça, ils souhaitent interroger Lana !!! Forcément, elle s'énerve. Alors comme ça, ils auraient un problème avec les demi-orcs ??? Elle descend la passerelle, s'approche des cavaliers en roulant des mécaniques, marchant tel un éléphant sur deux pattes (sic). Les bandits mettent leurs mains sur leurs armes.
Lana est en rage. Elle s'adresse fièrement au chef présumé de la troupe, l'accusant d'avoir été mise de côté en tant que demi-orc. Elle le menace, tant physiquement que verbalement. Le chef des cavaliers s'explique : il y aurait des orcs dans le coin. La tension monte.
Roland Percevaux s'interpose :
Derrière, Jehan écoute, s'approche.
Le ton monte. Bandits et héro·ïne·s savent que, quelque part, il pourrait exister un terrain d'entente, une manière de se parler et de se comprendre, malgré des expériences de vie totalement différentes. Peut-être même l'occasion de s'ouvrir aux autres, de partager ses peines et ses joies, de s'éduquer mutuellement et de bénéficier chacunes et chacun d'une émulation fructueuse.
Lana montre son cul aux bandits.
Violatta vomit un peu moins ses tripes en fond de cale car le bateau est en mouillage.
Roland Percevaux monte au créneau. Il ne croit pas ces bandits. Ils ne sont qu'engeance de profiteurs ! Y'a-t-il vraiment eu des orcs ? Laissez nous partir, déclame-t-il ! Bien sûr, dans la confusion générale, personne ne l'a mis au courant du plan d'Ozan.
C'est d'ailleurs à ce moment qu'Ozan entre en jeu et sort le grand jeu de barde. Elle se propose d'aller chercher la rançon ! Que de miels dans ses mots. Que de passion dans ses vocalises. Il y aurait à peine besoin du sort d'illusion mineure tant le charisme de ses dires met les brigands en transe.
Malheureusement, au loin, Jehan entend ces déclamations. Il s'offusque : nous ? les Aigles Royaux ? les pourfendeurs de dragons ? les nemesis de Kunoz ? les pourvoyeurs de bien et de vérité ? nous nous laisserions braquer comme de vulgaires voyageurs ? C'est intolérable. C'est inimaginable. C'est inconcevable. C'est dégradant !! Refusant que cela puisse arriver, il cherche à créer un diversion. Qu'y a-t-il autour ? Ah, bon, pas grand chose... Ah si ! Les buissons eux-mêmes ! Un feu, tiens, voilà qui fait diversion ! Et puis, si au passage ont peut foutre le feu à un cheval ou deux... Il se met à l'oeuvre et, de quelques coups de sa pierre, les épineux s'enflamment ardemment.
Pendant ce temps, chez les gens sensés, Ozan est prétendument allée chercher le sac d'or réclamé par les sagouins. Elle l'amène à l'extérieur du bateau et le tend au chef des cavaliers, qui sourit de toutes ses dents. Pauvre esprit faible, trompé par un enchantement mineur ! Les bandits exhortent Sazim à déguerpir, maintenant que leur forfait est accompli ... mais... au loin... un feu ‽ Les bandits pensent immédiatement aux orcs. Ils se ruent vers le feu qui brûle le plus fort, sûrs qu'il s'agit de la source de l'embrasement. Forcément, là où est Jehan... Maintenant, dans la lumière dansante de la végétation en flamme, c'est clair pour Jehan : ils sont 7. 7 ? Pffff.. Il se dirige en direction des cavaliers.
Côté bateau, personne n'avait remarqué l'absence de Jehan. Il dormait dans un coin, qui sait s'il s'était même réveillé pendant toute cette affaire ? Les matelots remontent la passerelle, poussent le bateau de leurs perches pour s'éloigner du rivage et s'apprêtent à reprendre chemin. Mais les Aigles Royaux, sur le bateau, découvrent, abasourdi·e·s, un spectacle inattendu : une ombre, au loin. Une petite ombre. La silhouette familière d'un halfelin et d'une hache se détachant sur un rideau flamboyant.
Roland Percevaux et Theren sautent immédiatement du bateau et pataugent tant bien que mal jusque la berge. Lana demande à la capitaine de retourner à la berge, le plus vite possible ! Celle-ci est perdue : elle pensait que tout était payé, qu'il n'y avait plus rien à faire ? Qu'est-ce que c'est que ce pataquès ?
Côté rive, Jehan attend fermement les cavaliers qui se ruent vers lui...
Jehan est seul contre les cavaliers. Roland Percevaux et Theren n'arriveront qu'au prochain tour. Lana et Ozan, qui réagissent toujours vite, feront de même.
Les cavaliers attaquent Jehan, qui encaisse comme un beau diable avant de pouvoir entrer en rage (Quasiment tous les cavaliers ont fait un meilleur jet d'initative que lui). Beaucoup de dégâts, pour une fois, mais toujours debout. Quand c'est à son tour, classique : rage, frénésie et contre-attaque ! Ca tabasse dur. Lana arrive et sort son arc, souhaitant attaquer le plus tôt possible. Le cavalier devant elle est désormais décoré de deux nouvelles plumes. Theren prend de l'espace pour lancer main brûlante. Un cône de feu de 4.50m s'ouvre devant lui, brûlant 5 ennemis. 2 réussissent à esquiver. Coups de poings en sus pour la marave.
A Roland Percevaux : il frappe, échoue à désarmer mais finit par terroriser son ennemi, qui se chie dessus.
Un ennemi se jette sur Jehan, l'attaque. Ozan lance mots cinglants pour amortir la violence des attaques. L'ennemi est secoué, mais pas assez pour rater.
Ozan s'approche du combat (Hors RP: Cac' fait une blague de ouf avec DEX les bains, c'est l'hilarité générale). Elle lance un sort de cécité sur un cavalier, qui se retrouve aveugle, puis donne une inspiration bardique à Jehan, pour l'aider dans la suite
La suite du combat est retranscrite verbatim des notes, parce que c'est long. Vous excuserez le langage cavalier (hilarité générale)
Les cavaliers s'organisent. 7 attaque Theren, c'est critique ! Nouvelle attaque, quelques dégâts. 4, lui, attaque Roland Percevaux, qui prend un peu cher. 1, c'est sur Jehan. Jehan s'attaque toujours au même, qui en chie. Son coup échoue mais, pris d'inspiration bardique, il trouve un moment d'inattention, vide l'ennemi de ses étriers, le jette au sol et l'achève. Le cheval s'enfuit. Jehan se tourne vers l'aveugle. Désavantagé, il subit moult dégâts. 2 attaque Theren. Houlà, ça pique. Lana, toujours à distance, flèche 5. Il est transpercé ! Elle touche une nouvelle fois et s'approche du gros du combat. A Theren. On dirait qu'il a un syndrôme du canal carpien tellement c'est misérable. Tout échoue. Pareil pour Roland Percevaux, qui échoue à toutes ses attaques. Violatta vomit encore ses tripes en fond de cale. 6, aveugle, rate ses attaques sur Jehan mais est dé-cécifié. Ozan lance soins sur Theren, qui en chie dur. C'est au tour de Roland Percevaux d'en prendre plein la gueule. 3 rate 2 de ses attaques. Puis à Theren, qui va décidément de moins en moins bien. 5 s'attaque à Lana mais foire tout, impressionné par elle. 4, désavantagé, rate son attaque face à Roland Percevaux. Jehan fonce sur 6 qui le voit arriver maintenant qu'il n'est plus aveugle. 2 attaque Theren. La tension est à son comble. Seule la deuxième attaque fonctionne. Theren est à la limite (1PV). Au tour de Lana. Sa flèche blesse 5, transpercé. Désormais, elle est au corps-à-corps. Son épée mordante tranche durement les chairs. Theren est au bord de l'agonie. Tous ses coups, ou presque, passent à côté. Pas facile pour Roland Percevaux non plus mais il achève 3 quand même. 6 attaque Jehan. Foiros pour lui. Nouveaux soins pour Theren par Ozan. Ca fait du bien, parce que 7 l'attaque directement après. 5 attaque Lana, pour une fois, puis 4 sur Roland Percevaux. Ca touche (comme dirait Violatta si elle n'était pas en train de vomir ses tripes en fond de cale) mais ça ne fait pas trop mal. Jehan achève l'ex-aveugle : il se glisse sous le chevbal, lui sectionne les tendons et déglingue l'aveugle au sol. Lana attaque férocement 5, son épée mord et mord. Pour Theren, c'est plus dur, mais sa misérable attaque est suffisante pour achever. Roland Percevaux attaque, quelques dégâts sur 4. +11 PV sur Theren par Ozan. Au tour de 5, mais il suffit les dégâts de l'épée mordante et s'effondre. 4 est démoralisé et s'enfuit. Roland Percevaux est tellement surpris qu'il n'utilise pas sa réactio. Jehan attaque sévère 7, ça fait très mal mais il est également démoralisé et s'enfuit.
Si vous avez compris quelque chose, merci de me faire un CR du CR. NdR
Jehan fonce vers le paquet d'or, pour le récupérer. Les piécettes s'envolent et s'évanouissent.
Jehan n'a pas tout compris, il rejoint Lana pour se rencarder. Elle a encore la bave aux lèvres suite au racisme du capitaine des bandits.
200 Po et 2 potions, qui ressemblent à des potions de vie. Theren valide visuellement que ce sont des potions de guérison. Ozan garde une des potions. Theren, au bout de ses PV, boit l'autre, mais c'était une erreur ! C'est une potion de poison. Encore des PV en moins pour le moine. Jehan récupère un trophée, comme d'habitude : une insigne avec un symbole.
Sazim est très mécontente de notre tuerie. Elle aurait pu payer la rançon. Et, après tout, ces mécréants s'occupe tout de même de nettoyer la région des orcs qui y maraudent. Et, contrairement aux cavaliers, pas moyen de soudoyer les orcs, qui répandent la terreur dans la région. L'équipe essaie tant bien que mal de s'expliquer, de donner des raisons à ce bain de sang : "maintenant vous êtes tranquilles", ou "vous, vous pouvez payer, mais ceux qui n'ont pas les moyens, ils deviennent quoi ?". Bien sûr, tout le monde cherche surtout à couvrir Jehan, sans qui le stratagème d'Ozan aurait fonctionné sans la moindre égratignure et sans la moindre dépense. Pour se faire pardonner, les Aigles Royaux proposent de revenir et de l'aider, elle et toute la région, à se débarasser des orcs pour mettre fin au racket. Mais pas tout de suite, il y a des saucisses à sauver ! Sazim accepte et nous permet de remonter dans le bateau. Il est temps, car Violatta est en train de remplir le fond de cale de vomi. Avec un peu de retard, les aventurier·ère·s se rendent compte que les 200Po récupérés sur les cadavres des cavaliers sont à Sazim et lui rendent, malgré les ronchonnement de Lana.
Ahhh, Toussic... La Gronde... Son port... Quel plaisir d'être ici. Après quelques au revoir et des promesses de retour à Sazim, direction la Guilde des Marchands, pour rencontrer Faustus, l'auteur de la missive qui faisait appel à nous pour venir à la recherche de Dalfre. D'après lui, Dalfre est parti au Nord, enquêter sur les producteurs de chair à saucisse. Alors que Faustus échangeait couramment par lettre pour s'informer de l'évolution de la quête de Dalfre, celà fait 10 jours qu'il ne donne plus de nouvelles. Sa dernière destination connue est Pallandre. Il est certainement parti rencontrer Cléclé le saucisser, légende du milieu de la saucisse. Sans délai, il est décidé de partir à Pallandre. 3 jours de cheval ou une semaine à pied. Bien sûr, connaissant Jehan, il est peu probable que le choix se porte sur la solution équine. Roland Percevaux propose une solution intermédiaire : et si l'on prenait une chariotte ? Pour le chemin, c'est ditribution de casse-croûtes : 5 cassolettes de navets et une fricassée de champignons pour Theren. Par chance, le bouclier en écaille de dragon de Jehan est arrivé juste avant qu'il n'arrive à Toussic. Il se précipite pour le récupérer. Il en est de même pour le saz d'Ozan. Décidément, Toussic est une ville où les choses se passent bien désormais. Tiens, il y a également une lettre pour Roland Percevaux : "Roland, j'ai besoin de vous dès que possible", signé ...