Ils s'baladaient, les Croque Culs, le cœur ouvert à l'inconnu, ils avaient envie de défoncer la tête à n'importe qui. N'importe qui et ce fut ça, ce gros menhir avec des bras. Il suffisait de le taper pour le faire clamser.
Vous l'avez compris, la troupe se trouve en facheuse posture. Un monstre sorti d'une crevasse a vu des proies sur pattes et a commencé à attaquer. Lana est mal en point, Jehan à ses côtés, les deux ayant été saisis par le monstre à tentacules. Que va-t-il advenir de nos aventurières et aventuriers...
NDLR : le rédacteur de ces présentes notes ne pourra en aucun cas être tenu responsable de la piètre qualité des blagues qui vont suivre. Aucune plainte ne sera reçue.
Le combat se déroule de la manière suivante :
La suite des notes est un peu chaotique mais vous déchiffrez l'essentiel des messages.
C'est pas tout mais il faut avancer. Après avoir un peu tergiversé sur la possibilité de fouiller le monstre, la compagnie décide finalement de ne rien faire et traverse donc le fossé d'où avait émergé le solide opposant maintenant refroidi. Une porte à droite après un petit couloir de quelques mètres, c'est une porte en pierre élégamment taillée. Etonnant de trouver une telle finesse dans cet endroit. Le nom de Sunaruz est marqué de manière reconnaissable.
Jehan ouvre la porte sans hésiter, pas le temps pour une quelconque détection de la magie. Derrière se trouve une pièce élégamment décorée avec un gisant au milieu. Une tombe. Une sépulture cercueillique. Sur les côtés se trouvent pêle mêle des bureaux, un portrait assez élégant du mage, des habits lui ayant appartenu, des babioles d'une certaine valeur. Tout l'attirail d'un parfait repos éternel. La peur du vampire est prégnante chez les aventurières et aventurieurs.
Lana et Roland veulent ouvrir le cercueil car ils en ont un peu marre de moisir dans cet endroit et veulent savoir de quoi il en retourne. Jehan, méfiant, les seconde la hache à la main, au cas où un mort-vivant ou quelque chose de peu fréquentable décide de sortir du cercueil à caractère sépultural. Il n'a pas oublié son émotion en voyant la vampire sortir de son tube. Il se demande aussi si la chose qui a parlé à Violata hors de la tour ne peut pas les avoir piégé pour les pousser à amener l'orbe en bas.
Lana, qui avait l'orbe sur elle, la donne à Ozan pour éviter un problème si une bête dans le cercueil est attirée par son aura. On aura des problèmes si ça arrive. Ozan pourra s'envoler avec en cas de problème. Elle se recule en direction de la porte, pour se protéger, tandis que Violata traînasse dans la pièce sans rien faire de précis.
Toujours des bruits d'araignée au loin, mais si, vous savez, le plop plop caractéristique des araignées qui transplanent pour venir croquer des culs entre les différents plans d'existence. C'est un plan machiavélique ça : vous vous cachez dans un plan et paf vous surgissez dans un autre pour croquer un bout de cul. Drôle de vie.
Lana et Roland essayent donc d'ouvrir le couvercle à caractère fermeur. La chape bouge, impossible de s'échapper dorénavant. Eeeeeet le cercueil est ouvert ! Horreur, malheur. Mais ouf il n'y a qu'un squelette à caractère osseux, allongé, froid comme du gigot, avec une dague en argent pur posée à ses côtés. Dague que prend Roland, agacé des tergiversations de la troupe sur qui la prend, avant de s'apercevoir que ce petit machin tout fin nécessite une bonne dose de dextérité pour être maniée avec efficacité. Tant pis ça pourra toujours servir à se curer les dents ou à couper de la saucisse ou des navets. En pensant à ça, Roland pense à Dalfre, ce bon vieux Dalfre, que la troupe veut à tout prix retrouver.
Il faut sauver le soldat Dalfre !
Mais que voit-on là ? Violata, de son regard perçant chercheur de loot, après avoir envisagé de casser les os du squelette pour voir s'ils ne renferment pas de l'or, aperçoit un interstice sous le cercueil, qui est aussitôt bougé par Lana et Roland. Il faut être deux pour ce genre de tâche. Une cache au trésor apparaît.
UN COFFRE ! Enfin plutôt un petit coffre, un coffret, une coffrinette. Qui est ouvert en plus. Dedans se trouvent une épée bien forgée et un sort écrit sur un parchemin (un scroll_). Lana reconnaît l'épée en l'étudiant de manière arcanique : elle a déjà vu ce genre d'épée, "C'est une épée sacrificielle" s'exclame-t-elle. Du sang permet d'augmenter temporairement les capacités de l'épée. Lana décide de la prendre pour _apprendre à s'en servir. Elle soupèse l'épée, la manie puis la range en déclamant : "Ah ben je ne serai pas venue pour rien.". Roland regarde lui sa dague en argent : c'est lourd, peu tranchant mais c'est classe. Elle n'est pas polie. Roland récupère un bout de tissu sur le squelette et se fabrique un fourreau pour la ranger. Il se dit qu'avec ces histoires des vampire, une dague en argent ça peut toujours être utile. Surtout couplée à Titine qui est plaquée en argent.
Le sort quant à lui est un sort de raz de marée_. Cela fait bien marrer Theren et Jehan ça les sorts. Il faut dire que ça _sort de leur zone de compétence.
L'exploration reprend. Sur le mur en face, la troupe devine une cavité en hauteur. Roland fait monter Jehan sur ses épaules pour aller voir de plus près, l'halfelin sent un mécanisme sous ses doigts à tâtons et l'actionne.
Cela a pour effet d'ouvrir le mur et de dévoiler des arbalètes pointées, dans la direction opposée, vers l'entrée où tout le monde avait évité un piège. Un raccourci piégé. C'était moins une de prendre une bastos lors de leur passage.
Une fois les arbalètes désactivées, tout le monde sort de la pièce pour revenir en amont de la pièce des araignées, où des plop plop se font toujours entendre.
La sortie du donjon est un peu chaotique, cela tergiverse pas mal. Lana ouvre la marche en admirant son épée sacrificielle tel un nouveau jouet, Jehan marche à ses côtés sourire aux lèvres en la voyant si heureuse et tous les deux guident le reste de la troupe hors du donjon. Une araignée solitaire de type arachnéide est toujours dans une pièce mais un coup d'arc radiant de Theren la met en fuite dans un plop plop pour partir dans un plan plan. La route continue à travers le bâtiment, ils remontent l'escalier et arrivent jusqu'au campement où une sieste de rigueur permet à chacune et chacun de retrouver point de vie et forces avant la suite de l'aventure.
C'est bien beau mais Jehan se questionne. Que fait-il ici ? Il se rappelle de Toussic, de leur envie d'aller sauver Dalfre, mais il a beau se creuser les méninges, impossible de se rappeler comment il a atterri ici. Et également il ne comprend pas pourquoi ils sont rentrés dans ce donjon donc il questionne Violata, qui lui explique la situation vis à vis de l'orbe et de ce que la troupe doit faire.
Lana décide aussi de parler avec Jehan car elle s'enquiert de sa santé mentale et a peur qu'il ait été possédé par une entité maléfique. Gêné et pudique, Jehan se remémore des anciens et mauvais souvenirs où ce genre de mésaventure lui est déjà arrivée. Il ne sait pas ce qu'il se passe quand il est dans cet état. Il voudrait comprendre, par exemple en allant voir un chaman ou quelqu'un d'autre.
Il demande ce qu'il s'est passé et Lana lui explique l'épisode Jehanor_. Jehan a mal, il répète _"Un elfe..." en boucle, est choqué de l'amour de Jehanor pour les chevaux. Il a honte de tout ce qu'il a fait. Il ne sait pas pourquoi cela survient, il sait juste que cet état est corrélé avec des traumatismes crâniens qu'il a pu avoir en combat dans l'armée. Mais comment cela a pu se déclencher lors de leur départ de Toussic ? Il ne s'est pas battu et ne se rappelle pas s'être cogné la tête. Mystère...
Le lendemain matin, le jour se lève, tout le monde continue sa route en chariotte, sauf Jehan qui part en marchant vers Pallandre. Il n'y a pas l'ombre d'un doute, il faut aller là-bas. Au loin, des champs commencent à apparaître et, au fur et à mesure, on devine des bâtiments au loin. La civilisation se rapproche.
Mais quelque chose cloche, les champs sont en friche, mal entretenus. Ce n'est pas la période de plantation des saucisses, les saucissiers ne sont pas en fleurs. Et surtout personne à l'horizon dans les premiers faubourgs que le chariot atteint. Etrange.
Arrivés devant la ville, les aventurières et aventuriers aperçoivent que l'artère principale est bouchée, c'est ce qui arrive quand on abuse des plats salés. Une barricade bloque le passage et un garde juché dessus pointe une arbalète vers les courageuses et courageux en face de lui. Il tremble mais en voyant qu'il parle avec des vraies personnes en bonne santé, il baisse son arme. La discussion s'engage. La ville se fait en effet attaquer en permanence depuis quelques temps. Cela a commencé par le bétail puis de fil en aiguille les villageois se sont fait attaquer également. La majorité de la population a fui et seule une poignée de courageux restent avec le bourgmestre pour continuer de protéger la ville. Le bétail se fait vider de son sang, sans doute l'oeuvre d'un ou plusieurs vampire(s), qui reviennent inlassablement capturer des gens dans des raids nocturnes sanguinaires. Lana explique que les Croque Culs sont des tueuses et tueurs de vampire, des vrai(e)s taulières et tauliers.
Les Croque Culs décident d'aider la ville dans le but de localiser Dalfre et de le secourir. Pour eux, la meilleure défense c'est l'attaque.
Jehan s'enquiert de Dalfre. L'arbalétrier, qui ne le connaît pas, les renvoie donc vers Norveik le bourgmestre pour avoir plus d'informations sur lui ainsi que sur la crise de la saucisse consécutive aux attaques. Le garde leur indique également la position de Cléclé le saucissier, le rencart local de Dalfre.
Scission et 3 groupes :
Ozan leur montre les traces de pas humanoïdes de type humain, leur fait sentir le tissu, et ils partent à la chasse au Dalfre. A l'odeur. Néanmoins, la campagne Pallandraise est traître, surtout lorsque tombe la nuit. La compagnie manque plusieurs fois de se perdre mais à l'extrême limite, des indices leur permettent de rester fébrilement sur la piste de Dalfre. Rien n'est balisé, heureusement qu'ils sont aguerris à ce genre d'exploration. Et surtout que Lana la rôdeuse les guide. Ils finissent par arriver dans un campement où ils trouvent un corps humain allongé par terre. Ouf ce n'est pas Dalfre.
Lana, très expérimentée, repère que les traces semblent être celles de 3 personnes qui en traînent 1 autre, mais elle repère également des traces plus fraîches de quelqu'un pistant les autres. Des traces qui contournent le campement, en essayant de se cacher. Dalfre, est-ce toi ? Mais que fais-tu, Dalfre, à te précipiter vers le danger ? Personne ne te connaissait aussi brave, d'aucuns diraient même inconscient.
En analysant le corps allongé au sol, qui semble de tout évidence être un villageois basique, il est évident qu'il a été mordu par un vampire de type vampiral. Il est blême et 2 trous sanglants ornent son cou. Mais il n'est pas devenu un vampire donc la connaissance arcanique de la troupe leur fait dire que la bête s'est uniquement nourrie sur ce pauvre hère qui errait.
En suivant la suite de la piste, et en étant cette fois-ci alerte face au danger, un fort apparaît au loin à côté duquel est adossé une cabane. Un fort tout ce qu'il y a de plus banal, de forme cubique. Un fort avec des défenses qui ne paraissent pas faibles.
Encore une fois, il y a scission et Theren/Lana/Roland vont vers la cabane tandis que Jehan/Violata s'avancent prudemment vers le fort. Ozan reste en retrait pendant leurs investigations, à une distance respectable du fort, cachée derrière un buisson. Ozan is ze new Theren.
Jehan les interrompt dans leurs pensées et leur explique la situation. Il y a débat entre les deux options : enlever les barricades sur les fenêtres ou rentrer discrètement par la porte de la cave. Persuasif, Jehan explique que le soleil étant en train de se coucher, l'intérêt de faire rentrer de la lumière perd de son intérêt. Autant rentrer discrètement. Tout le monde part donc vers la cave.
Theren décide de prendre ses outils de voleur et commence à crocheter la serrure mais il n'y arrive pas, le forceur n'arrive pas à forcer la serrure. Cette dernière est trop difficile et résiste. Dans sa besogne, il a fait résonner les planches de la porte et met un bazar pas possible. Pris de peur et par le temps, Jehan finit par défoncer le cadenas à la hache. Il fait tout noir à l'intérieur, chacun s'équipe de ses yeux, de ses lunettes de nyctalope ou d'une lampe de fortune.
Les portes sont toujours ouvertes, Lana écoute et entend du bruit, notamment des pas, mais ce bruit s'évanouit de suite. Ivre ou bien perturbé par son échec de crochetage, Theren propose de passer devant et rentre dans la cave en premier. Au passage devant lui, Jehan lui met une tape dans le dos et Theren manque de s'entraver.
Mais quel est cet endroit ? On dirait un fumoir à jambons. Mais en y regardant de plus près ce ne sont pas des jambons... Mais des gens ! Des gens bons ! C'est le garde-manger des vampires !
Roland veut vérifier si Dalfre se trouve parmi les jambons. Un mouvement sur la gauche, Theren se précipite l'arme à la main. Une forme surgit dans le noir... Le combat s'engage !
La fin du combat est vraiment très confuse dans un lieu aussi exigu mais un seul tour aura suffi à fumer le vampire. Il gît, mort. Il n'a pas réussi à se régénérer. Le combat a fait du bruit et un sac se met alors à gigoter, le jambon n'est pas complètement fumé. C'EST DALFRE !!!
Tout le monde est heureux de retrouver Dalfre, et ce dernier reconnaît les Aigles. Il est un peu mal en point mais ne semble pas mécontent de revoir ses amis. Lana fait un soin des blessures sur lui, et il lui avoue qu'il est heureux de la revoir, elle. Il leur explique la situation, il a poursuivi les bêtes pour sauver son amie Tarya.
La troupe analyse donc la vingtaine de sacs au plafond pour trouver d'autres éventuels survivants mais malheureusement seules 3 personnes sont encore vivantes. La troupe les décroche et les aide à revenir à eux. Parmi les 3 se trouve Tarya la copine de Dalfre ! Celle pour laquelle l'intendant a pris tous les risques, n'écoutant que son cœur et son courage. Les 2 survivants s'enlacent et semblent heureux de se retrouver à peu près sains et saufs. Nous retranscrivons ici le dialogue.
Mais une porte, que la trouve n'avait pas vu et qui mène au fort, s'ouvre tout à coup depuis l'étage et plusieurs formes dévalent les marches telles une brume qui se répand dans les profondeurs de la cave.
Roland crie aux civils (Dalfre + Tarya + 2 autres) : "Sortez ! Sortez ! Barrez-vous !"
Une voix lui répond d'un ton glacial et autoritaire : "Ceci est à nous."
FIN